Ateliers Mash'up à la Médiathèque des Jardins de la Culture : retour d'expérience
La médiathèque des Jardins de la Culture à Riom a emprunté, sur le premier semestre 2026, la table mash'up. Voici le retour d'expérience de l'équipe.
Quelle préparation avez-vous mise en place ?
Au préalable des ateliers, nous avons installé trois nouveaux corpus :
- Peplum (plutôt humoristique)
- Frousse (plutôt épouvante/horreur, mais toutes les images ne sont pas libres)
- Propagande (mélange de Prelinger et d’autres images d’archives plutôt seconde guerre mondiale)
Nous avons aussi constitué un corpus avec des vidéos et des sons persos (+ quelques-uns provenant d'une banque de sons en ligne (Universal soundbank actuellement indisponible) orienté nature et sons d’ambiance.
Comment avez-vous organisé les ateliers ?
Nous avons proposé deux ateliers d’1h30, construits assez simplement : une première phase de présentation de la table et du principe du montage, notamment de l’importance de l’ordre des images (nous montrions une séquence qui change de sens si on change l’ordre des images), puis réalisation d’un premier film en petits groupes avec peu de cartes et de temps, et enfin réalisation d’un second film avec plus de cartes et de temps. À chaque fois, nous animions en binôme.
Pour le premier atelier, nous avons utilisé les corpus Prelinger, Peplum et Propagande. Pour le second, Prelinger uniquement.
Nous avons aussi utilisé le mode live pour une animation en mode stand de 2h, plus axée sur la composition et les effets que sur le montage. Pour celle-ci, nous avons utilisé un corpus fait maison constitué de prises de vue en nature et de boucles sonores ambiants.
Comment s'est passée la prise en main et l'installation du matériel ?
Aucun souci particulier. Nous avons même pu utiliser la sortie jack pour le son.
Nous avons rencontré quelques difficultés sur la gestion de plusieurs projets en parallèle : nous avions généralement deux groupes voulant travailler en même temps, qui devaient passer à tour de rôle sur la table. Pour alterner, le premier enregistrait la vidéo, laissait sa place au second, puis revenait enregistrer du son. L’interface pour recharger et poursuivre un projet n’est pas très claire.
Quels sont les publics qui ont participé à vos animations ?
Le premier atelier était destiné aux 6-8 ans (5 participants), le second aux 9-12 ans (4 participants). L’animation ‘live’ était tout public, les plus jeunes devaient avoir une petite dizaine d’années, plutôt des ados ensuite et quelques adultes (25 participants).
Quel a été l'accueil du public ?
Dans le premier atelier, les enfants étaient motivés mais trop jeunes et dissipés pour prendre le temps de réfléchir à une histoire. Il aura fallu beaucoup les guider pour en tirer quelque chose, mais cela allait plutôt à l’encontre de ce qu’ils voulaient faire (tester une à une toutes les cartes). Le travail en groupe était également difficile, chacun voulant faire son film plutôt qu’accepter les volontés des autres. Ils sont tout de même repartis satisfaits.
Lors du second atelier, les participants n’étaient pas très motivés. Un notamment avait été obligé de venir par ses parents, et restait assez mutique. Nous avions choisi de fortement limiter le nombre de cartes proposées pour éviter le problème du premier atelier, mais sans motivation, difficile de faire émerger une idée d’une poignée de cartes. Il aura encore fallu beaucoup œuvrer pour arriver à produire quelque chose, sans grande satisfaction de la part des participants.
La dernière animation a néanmoins beaucoup plu. Passé l’aspect rigolo de superposer beaucoup d’effets, les participants ont passé du temps à rechercher des compositions intéressantes (effets de texture, mélanger les oiseaux et les poissons, le feu et l’eau, etc.) ou esthétiques. Ils restaient en général 5, 10, 15 minutes, et étaient en groupes.
Pour aller plus loin :
Découvrez le fonctionnement des appels à projets
Pour vos questions, vous pouvez contacter Laurence Rellier, Marie Halm, Laurent Joal, Caroline Chamonal, Virginie Chevalier