L' araignée de Mashhad
L' araignée de Mashhad
- Auteur :
- Est le type d'oeuvre de
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Bande dessinée
- Résumé
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Un album qui alterne des extraits d'entretiens et des parties narratives pour relater le parcours d'un tueur en série qui a sévi en Iran dans les années 2000. Sous un prétexte religieux, Said Hanaï a assassiné seize prostituées à Mashhad, une ville sainte du nord-est du pays. A travers l'histoire de ce fait divers, l'auteur évoque une société malade, enlisée dans ses contradictions. Electre 2017
- Type de support matériel
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Livre
- Editeur
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Editions çà et là
2017
Disponible à Médiathèque départementale du Puy-de-Dôme
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- Langue originale :
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persan
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- Langue du document :
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Français
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- Dimensions :
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24 cm
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- Importance matérielle :
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1 vol. (160 p.)
Résumé
Au début des années 2000, Saïd Hanaï, maçon de son état, a froidement assassiné seize prostituées à Mashhad, grande métropole du nord-est de l'Iran et ville sainte du chiisme, où la plus grande misère cohabite avec un extrême conservatisme religieux. Après son arrestation, Hanaï, surnommé le « tueur araignée » par la presse locale, a déclaré que ses motivations étaient religieuses et qu'il avait voulu nettoyer sa ville en éradiquant la débauche. Il est alors devenu une véritable icône pour une partie de la population, jusqu'à sa condamnation à mort par les autorités locales et son exécution par pendaison en avril 2002.
En partie basé sur des entretiens filmés de Hanaï en prison, L'Araignée de Mashhad est le récit édifiant de l'itinéraire d'un tueur sans remords engendré par une société pétrie de contradictions.
Biographie de l'auteur
Né à Téhéran en 1973, Mana Neyestani a une formation d'architecte. En 1990, il commence sa carrière de dessinateur en travaillant pour de nombreux magazines iraniens. Il devient illustrateur de presse à la faveur de la montée en puissance des journaux réformateurs, en 1999. Catalogué ensuite dessinateur politique par les conservateurs, Mana est contraint de faire des illustrations pour enfants. C'est suite à la parution de l'une de ces illustrations, en 2006, qu'il sera emprisonné et finira par fuir son pays, expérience qu'il décrit dans son livre Une métamorphose iranienne. Entre 2007 et 2010, il vit en exil en Malaisie et dessine pour des sites dissidents iraniens, avant de rejoindre la France en 2011. Depuis l'élection frauduleuse de 2009, son travail est devenu un symbole de la défiance du peuple iranien. Il a remporté de nombreuses distinctions, en Iran et à l'international, dont le Prix du Courage 2010 du CRNI (Cartoonists Rights Network International). Il est également membre de l'association Cartooning for Peace et a reçu le Prix international du dessin de presse en 2012. Mana Neyestani est réfugié politique en France depuis 2012 et vit à Paris avec son épouse.